WORKAWAY | Et si on voyageait en se rendant utiles ? Guide pratique

Infos et retours d'expériences sur ce mode de voyage alternatif gagnant-gagnant.

Pourquoi faire du Workaway / volontariat en voyage ?

Le voyage nous enrichit, immatériellement parlant. Cette phrase n’est pas écrite juste parce qu’elle est jolie : ce qu’on voit, ce qu’on expérimente, ceux qu’on rencontre nous apportent beaucoup. C’est un fait. Mais au fil des voyages cette idée devient comme… Culpabilisante. > Et nous ? Qu’apportons-nous aux pays que nous traversons ? Aux gens que nous rencontrons ? Est-ce qu’il est juste de voyager si ce rapport est à sens unique, tout le temps ?

Ce qui nous intéresse dans le Workaway, c’est de pouvoir égaliser un peu ce rapport. De pouvoir “donner en retour” d’une autre façon que financièrement. C’est aussi (au niveau des relations humaines) l’opportunité de vivre une expérience plus authentique qu’une prestation touristique ou plus riche qu’une aventure en solitaire. En résumé pour nous le Workaway (et autres types de volontariats) c’est un moyen de voyager différemment en privilégiant les relations humaines et surtout : en se rendant utiles. Nous aimons cette sensation non pas d’avoir voyagé mais d’avoir vécu quelque part : c’est ce que le Workaway dans une certaine mesure rend possible, en permettant de s’intégrer à la population locale dans un rapport gagnant-gagnant.

Ce que tu trouveras dans cet article :
Quelques chiffres sur le Workaway.
Une présentation du concept sous forme de questions / réponses.
Un petit guide pas à pas pour s’inscrire, créer son profil et trouver des hôtes partout dans le monde.
Nos conseils et petites choses auxquelles tu sauras contente.e d’avoir pensé.
→ 3 retours d’expériences personnelles (bonnes, comme mauvaises).
→ Des liens utiles vers d’autres plateformes de volontariat ou expériences de voyageurs + un lien vers le récit de voyage « MONGOLIE | Histoire d’un volontariat dans la taïga » qui te plonge dans une de nos expériences comme si tu lisais un livre.


LE WORKAWAY EN QUELQUES CHIFFRES

10

Mots pour décrire le concept :
« Aide chez l’habitant en échange d’un lit et/ou des repas ».

41.391

Offres de volontariat actuellement disponibles dans le monde entier !

170

Nombre de pays dans lesquels tu peux effectuer un échange Workaway.

500, 600, 700…

Autant d’offres que tu peux trouver dans ces pays connus pour allier voyage&travail comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, mais le Workaway c’est aussi possible au Tadjikistan, à Mayotte, au Vanuatu…

39

euros : le prix d’une année d’adhésion à la plateforme si tu voyages en solo. Pour un compte de deux personnes, l’adhésion coûte 49€.

503

Nombre d’initiatives solidaires qu’a financé la Workaway fondation à ce jour. Le but ? Soutenir les petites entreprises / familles / particuliers en difficulté témoignant de leur volonté à créer un mode de vie durable.

18

Ans : age minimum requis pour le Workaway. Mais puisque le Workaway peut aussi se faire en famille, les enfants mineurs accompagnés sont acceptés !

67

Nombre de jours que nous avons passés en volontariat sur notre dernière année de voyage.

20.285

Nombre de personnes que tu peux rencontrer grâce à l’outil « rencontrer d’autres volontaires » : l’occasion d’échanger ceux à proximité ou d’avoir des conseils.

site web volontariat workaway

WORKAWAY | Présentation du concept.

Apprentissage. Partage. Découverte de nouveaux modes de vie… Comme le dit si bien la team Workaway : « C’est grâce à l’esprit et à la motivation de nos membres pour offrir de belles expériences d’échange culturel que Workaway fonctionne. » Alors ? Plus qu’un bon plan pour voyager sans dépenser (puisqu’en tant que Workawayer nous sommes nourris et logés) le Workaway est d’abord un état d’esprit. Cette plateforme a été créée en 2012 afin de pouvoir mettre en relation d’un côté : les voyageurs souhaitant apporter leur aide aux habitants du monde entier ; de l’autre : les habitants du monde entier volontaires pour accueillir des voyageurs en échange d’un peu d’aide.

« Une communauté mondiale basée sur le partage qui a la volonté de voyager dans le monde tout en redonnant aux endroits qu’elle visite. »

Loin de s’assimiler à un rapport travailleur / employé, l’expérience Workaway est donc un échange culturel d’égal à égal, où chacun à quelque chose à apporter à l’autre : pour le voyageur, il est un moyen idéal de découvrir un pays en s’intégrant au mieux à la population locale ; pour l’hôte, c’est l’opportunité d’avoir accès à des compétences en tout genre et de rencontrer des gens de tous horizons.

Place au questions/réponses : quel type d’aide suis-je amené à apporter ?

Aider une famille islandaise nombreuse dans leurs tâches quotidiennes, donner un peu de ton temps dans une école au Sri Lanka, garder une maison en Angleterre, t’occuper des lamas dans un centre de protection en Argentine, accompagner un éco-projet en Guyanne, entretenir un bateau aux Samoa, fabriquer un compteur de likes en bambou pour une guesthouse en Thaïlande (vécu)… L’imagination seule a des limites concernant les travaux que tu pourras effectuer en Workaway.

De manière générale, le travail sera fortement lié à l’environnement où tu fais tes recherches d’hôtes : si tu es dans une ville touristique, il est probable que certains locaux cherchent des volontaires pour les aider à tenir leur structure d’accueil par exemple (auquel cas le service demandé sera en lien avec l’entretien, la communication, l’accueil des visiteurs). Si en revanche tu te retrouves dans les steppes mongoles, il faudra peut-être aider une famille à s’occuper de ses 200 yaks.

…Et si je n’ai aucune compétence particulière ?

Tout le monde a quelque chose à apporter à l’autre ! Les richesses immatérielles sont nombreuses et parfois les plus puissantes, c’est ce dont le Workaway permet de prendre conscience. Des compétences dans des domaines techniques seront toujours les bienvenues, mais souvent ce que recherchent les habitants c’est un peu d’aide dans leur tâches quotidiennes… Et un peu de temps. Tout le monde est capable de jouer avec des enfants, de débarrasser une table, de faire un peu de jardinage, de ramasser des légumes, d’enfoncer un clou… En tant que volontaire, on ne te demandera jamais d’être un expert : l’envie de partager, d’apprendre et d’échanger avec le sourire suffisent dans 90% de cas. Les 10% restants ? Ce sont des hôtes ayant besoin de personnes aux compétences bien spécifiques. Dans ce cas, ils le feront savoir dans leur annonce et seront plus « sélectifs » sur les volontaires.

Combien d’heures dans la journée représente cette aide ?

De 4 à 5 heures : c’est la moyenne d’heures journalières demandée en échange de ton lit et des repas, avec le plus souvent 1 ou 2 jours de repos par semaine. Mais ceci est propre à chaque annonce : certains hôtes demanderont plus, d’autres moins, le nombre de repas offerts par jour peut également varier en fonction du travail demandé… Dans tous les cas, un Workaway ne peut (ne dois) pas se résumer à des « heures de travail / temps libre » : il ne s’agit pas d’imposer un planning strict mais de définir au préalable ensemble (voyageur et habitant) un rythme global qui soit profitable à tout le monde. Bien souvent (vécu), lorsque l’échange tient ses promesses, l’aide se fait de façon tellement naturelle (et elle est si bien rendue) que les heures ne se comptent plus et les initiatives sont prises avec plaisir.

Combien de temps dure un Workaway ?

La plateforme n’impose pas de durée maximale / minimale : le choix de la durée du séjour ne dépend que du Workawayer et de son hôte. Néanmoins pour être complète et bénéfique aux deux parties, il est toujours intéressant que l’expérience dure au moins une ou deux semaines (un séjour de 3 jours, si la première volonté est de s’imprégner d’un mode de vie et d’apporter quelque chose à l’autre, n’aurait pas trop de sens). Selon le type de Workaway, l’expérience peut même durer plusieurs mois. Tout se décide à l’avance avec l’hôte (en fonction de ses besoins, ses possibilités, mais aussi des places disponibles). Une fois sur place, il n’est pas rare que l’échange puisse se prolonger si les deux parties le souhaitent : un Workaway ne lie le voyageur & l’hôte par aucun contrat, si l’expérience se passe vraiment bien, ou vraiment mal, chacun est libre de la prolonger ou d’y mettre fin.

volontariat au népal
Volontariat en thailande
volontariat mongolie
volontariat au népal
quotidien workaway
enfant volontariat mongolie

WORKAWAY | Pour se lancer, comment ça marche ? Le guide pas à pas.

S’inscrire, créer son profil et trouver des hôtes partout dans le monde.

1 – S’inscrire

S’inscrire sur la plateforme en payant une cotisation annuelle (renouvelable, ou pas, c’est toi qui décide) permet d’avoir accès à toute la base de données Workaway et donc de pouvoir entrer en contact avec plus de 40.000 hôtes dans le monde. Voici le lien direct pour t’inscrire : https://www.workaway.info/fr/signup/workawayer. Cette inscription (par paiement sécurisé) se décline en deux offres :

  • Compte à 2 (couple ou amis) : 49€ pour 1 an
  • Compte individuel : 39€ pour 1 an.

Presque toutes les plateformes d’échanges en ligne sont payantes. Sans adhésion tu pourras voir les offres de volontariat, mais tu ne pourras pas entrer en contact avec l’hôte.

2 – Créer son profil

Alerte étape importante. Au vu du nombre de volontaires qui ne cesse d’augmenter, les hôtes reçoivent de plus en plus de demandes : un profil rempli soigneusement aura toujours plus de chance d’attirer l’œil… Et prouver ta motivation.

La démarche est simple : il suffit de mettre une photo de profil et de renseigner des informations concernant ton voyage, tes qualités, tes idées, tes envies, tes motivations… Bref, tout ce qui pourra être pertinent pour ton futur hôte.

3 – Trouver son hôte

Tout se passe dans la rubrique « find a host » (trouver un hôte) qui te permet de chercher un hôte en filtrant par pays / région ou en tapant des mots clés. La recherche peut aussi être affinée avec des filtres comme « Disponibilités » (avec un calendrier) ou « Type d’aides« . Toutes les annonces se présentent sous la même forme : aperçu du profil hôte, description complète (localisation, infrastructure, durée minimum, nombre de workawayers acceptés), le type d’aide recherchée, l’échange culturel proposé et bien-sûr, les modalités d’hébergement et repas.

Ça peut aider !
Tout comme le profil des volontaires, on retrouve en bas une section « reviews » qui permet de voir les commentaires laissés par d’anciens bénévoles.

Si une annonce correspond à tes attentes, le bouton « Contact » te permet d’établir un premier lien avec l’hôte. Il te faudra alors indiquer les dates approximatives de ton passage (ceci n’engage à rien mais est un premier indicateur pour celui qui te reçoit). Ensuite, il ne te reste plus qu’à écrire quelques mots qui auront du sens avec l’annonce choisie.

Ctrl C | Crtrl V : Dans la majorité des cas les hôtes s’efforcent de remplir une description complète de leurs attentes, leurs activités, leur quotidien… Nous conseillons d’envoyer un message personnalisé à chaque hôte en justifiant de sa motivation pour cette annonce et ne pas se satisfaire d’un copié-collé. Au même titre que le profil, cela influence le choix de celui qui t’accepte chez lui ou pas.

Capture decran Trouver un hôte sur Workaway

5 conseils avant de se lancer

Se lancer dans ce genre d’expérience n’est pas toujours facile, encore plus seul.e. Peur de l’inconnu, de l’autre, de ne pas trouver sa place, de tomber sur des arnaques ou des gens mal intentionnés… Parce que nous avons aussi connu ces craintes, voici ce qu’on aurait aimé entendre quand on s’est lancés :

1 – Ne pas s’y prendre trop tard

Tous les Workaway ne sont pas disponibles toute l’année : la disponibilité des annonces peut être impactée par les saisons et surtout… Par la demande ! Si tu connais approximativement tes propres disponibilités et/ou que tu as repéré une annonce qui te tient à cœur, anticiper en contactant ton hôte plusieurs semaines avant est une bonne idée : les plus demandés se retrouvent vite complets lors des hautes saisons touristiques, tandis que d’autres ne seront disponibles qu’en été (difficile de trouver un Workaway en Mongolie en plein hiver par exemple). Si faire un Workaway au cours de ton voyage (ou de faire du Workaway ton voyage) est une de tes premières motivation, t’y prendre à l’avance te permettra de trouver ton échange idéal et d’organiser ton voyage en fonction.

Pour ceux qui avancent sans trop d’organisation, rien n’est perdu : nous avons déjà trouvé des Workaway seulement quelques jours avant de commencer l’échange.

2 – Partir avec de bonnes intentions… Et s’assurer de celles des autres.

Le but n’est pas d’imposer une vision idéale ou de tenir un discours moralisateur mais de soutenir les propos des fondateurs même de Workaway afin que ce concept ait encore devant lui de belles années : ce modèle d’entraide ne fonctionne que grâce à la volonté sincère de chaque partie de partager une expérience culturelle enrichissante. Venir travailler chez un étranger en échange d’une richesse autre que financière est avant tout un état d’esprit, quelque chose qui doit motiver, inspirer. La première erreur à ne pas commettre serait de voir le Workaway simplement comme un moyen de voyager à moindre coût en profitant de l’hospitalité d’autres personnes

Cette réflexion est aussi valable dans l’autre sens : si jamais certains hôtes profitent de façon abusive des compétences de ses workawayers, il est juste de les signaler à la plateforme. Encore une fois, l’échange doit satisfaire les 2 côtés. Cela veut dire que tu n’es pas dans l’obligation de dire oui à tout ce qui t’ai demandé, tu n’es pas obligé de travailler tous les jours de la semaine du matin au soir, et il ne tient qu’à toi de partir si ton hôte ne respecte pas ses engagements.

3 – Faire attention dans les zones très touristiques

Beaucoup d’annonces se localisent dans les endroits touristiques. Tout dépend du type de Workaway que tu recherches, mais attention : il n’est pas rare dans ces endroits que certaines annonces n’aient pas grand chose de « local » et que l’échange culturel soit proche d’inexistant. Il s’agira surtout d’auberges, d’hôtels, etc., cherchant des volontaires pour remplacer un peu les employés en échange d’un lit gratuit et quelques repas.

Bien-sûr, ce genre d’accord ainsi que le fait que certains hôtes soient des expatriés n’empêche pas que l’expérience soit plaisante : l’échange culturel ne sera peut-être pas aussi profond, mais ce type de Workaway permet néanmoins de faire de chouettes rencontres tout en bénéficiant d’un lit dans une grande ville. Tout dépend donc tu type d’expérience recherchée. En revanche, nous avons déjà vu des gros propriétaires d’hôtels voyant simplement dans les workawayers une main d’oeuvre moins chère : « l’aide » recherchée s’assimile alors à un véritable emploi où il est demandé d’assurer la réception jour&nuit par exemple. Lire soigneusement les annonces ainsi que les reviews permet d’éviter ce genre de situations. Tu peux également prendre contact et discuter avec ton hôte potentiel par le biais de la messagerie Workaway.

4 – Prendre le temps

Il n’y a pas de secret : si tu es intéressé par le Workaway pour vivre une véritable expérience, nouer des relations avec les locaux, te rendre utile… Il faut savoir prendre le temps. Une expérience de quelques jours permet de « dépanner » des deux côtés tout en partageant quelques moments agréables, mais (pour nous en tout cas) rien ne vaut les longs séjours pour vivre pleinement l’expérience. Connaître ceux qui t’entourent, appréhender un nouveau mode de vie, avoir de nouvelles habitudes, la sensation d’avoir été vraiment utile… En bref, la sensation d’avoir vécu un temps quelque part (plus que d’y avoir « seulement » voyagé). Nous sommes conscients qu’il s’agit de quelque chose de plus facile à dire qu’à faire quand le voyage est d’une durée limitée ou encore dans les pays où la durée de séjour est restreinte par les visas : il est vrai que rester longtemps dans un endroit « prive » d’en voir tout un tas d’autres… Et c’est d’ailleurs bien là qu’est le dilemme du slow travel. Personnellement, nous sommes persuadés qu’à l’arrivée la richesse de l’expérience n’est pas la même, mais c’est à méditer selon les envies de chacun :)…

A titre d’exemple, le « format » que nous avions adopté en voyage était celui-ci : 2 semaines de Workaway sur un visa de 30 jours. Assez pour tisser des liens, vivre des expériences, avoir le temps d’accomplir les tâches que nous nous étions fixées, tout en nous laissant du temps pour visiter le reste du pays. Dans le futur, étant tombés amoureux du slow travel, nous souhaitons pousser l’expérience sur le long terme et essayer un Workaway d’un ou plusieurs mois.

5 – Prendre quelques mesures de sécurité simples qui rassurent

La crainte d’arriver chez quelqu’un que l’on ne connait pas est légitime. De surcroît quand on est une fille qui voyage seule. Pour être honnêtes nous n’avons jamais eu le sentiment d’insécurité, ni même entendu d’histoires à ce sujet lors d’échange avec d’autres volontaires. Cependant pour arriver un peu plus confiant.e on te conseille :

  • D’arriver dans un lieu qui accueille plusieurs volontaires si tu as des doutes.
  • De bien lire le profil des hôtes, notamment les reviews.
  • De prévenir un proche que tu vas passer plusieurs jours en volontariat chez quelqu’un que tu ne connais pas, en indiquant les dates & le lieu.

Conseil bonus : Ne pas se limiter aux autres pays du monde !

La France compte plus de 500 annonces et il serait dommage de s’investir uniquement loin de la maison ! Certes, le choc culturel peut paraître moins saisissant, mais nul doute que l’on peut se rendre utile tout en vivant de belles expériences à quelques kilomètres de chez soi.

soirée en thailande

POUR FINIR : 3 exemples d’expériences.

Mongolie : une 1ère expérience dépaysante et inoubliable.

Les steppes mongoles se sont déroulées devant nous seulement 15 jours après avoir quitté la France. La Mongolie était sûrement le pays où nous souhaitions tenter l’expérience Workaway. Sachant à l’avance nos dates d’entrée et de sortie, nous avions contacté au préalable quelques hôtes plusieurs semaines avant notre arrivée.

Résultat ? Aucune réponse ! En ce début d’hiver et dans les régions reculées où nous avions postulé, dur de trouver des hôtes très actifs sur la plateforme. Nous avions donc décidé de mettre de côté la piste Workaway et de partir explorer le désert de Gobi. C’est au terme de cette expédition que Davaa nous a contacté pour nous proposer de la rejoindre dans le nord du pays (nous étions alors à l’opposé) afin de l’aider elle et sa famille. Nous avons passé 10 jours au milieu de nulle part dans un cadre totalement dépaysant. 10 jours à vivre dans une yourte sans eau courante et à ne pouvoir compter que sur un petit poêle pour affronter les nuits glaciales… Mais ça, nous te le faisons vivre au travers de cette histoire.

Népal : entre tigres & jardinage.

Certains Workaway peuvent être trouvés seulement quelques jours avant : cette expérience en est le bon exemple. C’est en naviguant sur Workaway.info que nous sommes tombés par hasard sur l’annonce d’Anil, jeune gérant d’un petit domaine familial de lodges dans le teraï (région de jungles et parcs nationaux). Un simple coup de fil suffira pour que nous embarquions pour un des plus longs trajets de bus (davantage pour la pénibilité que la durée) de notre vie.

Nous nous sommes donc enfoncés dans le sud du Népal afin de partager un fragment de vie avec Anil, qui ne paraissait pas avoir besoin de tant d’aide que ça mais qui semblait néanmoins très heureux d’avoir de la visite. Ici, pas de poêle incandescent, de neige, de yourte… Mais des moustiquaires, des bungalows faits de terre, plus de 30°, de nouvelles missions… Et des barrières de pierres pour protéger le village des éléphants. Anil a accepté de nous héberger ainsi que de nous offrir 3 repas / jour durant près de deux semaines en échange de « Il n’y a pas grand chose à faire, mais peut-être qu’entretenir le jardin serait bien. On pourrait couper ça… ça et ça ! Mais bon c’est vous qui voyez, ici c’est vous les patrons !« . Cette phrase illustre bien la gentillesse et la générosité dont est empreint Anil. Nous n’oublierons jamais son accueil.

Le travail qu’il nous a demandé nous a pris deux jours, en travaillant seulement quelques heures le matin. Ensuite, nous avons pris des initiatives : on a continué de défricher tout le domaine, on s’employait aux récoltes (piments, curcuma), on s’occupait de ses plantations d’arbres et de fleurs, on a emménagé de nouvelles allées bordées de pierre pour remplacer les anciennes envahies par la végétation, on a réalisé des photos du domaine afin qu’il s’en serve pour le site internet qu’il projetait de développer… Et nous lui avons construit un immense barbecue #FrenchTouch.

Le rythme était doux, Anil se satisfaisait de la moindre chose que nous faisions. Le reste des journées étaient destinées à découvrir les environs, faire connaissance avec les enfants du coin qui nous rejoignaient pour les couchers de soleil, tenter d’observer les animaux (rhinos, éléphants, biches, crocodiles, tigres) sur les bords de la rivière… Et partager cette expérience sur nos réseaux. Satisfait de notre travail, Anil n’a pas hésité à nous emmener avec lui pendant 2 jours dans le Parc National bordant sa guesthouse pour nous montrer son 2ème métier : guide de safaris à pied ! Deux journées riches en émotions armés d’un frêle bâton sur le territoire des prédateurs de la jungle.
Tu t’en doutes, cette expérience a regroupé tous les aspects que nous recherchions dans un bénévolat, et plus encore.

entre safari et jardinage

Thaïlande : Le mauvais côté.

Lorsque nous sommes arrivés dans la ville de Chiang Mai nous avons décidé de nous y installer quelques semaines pour faire une pause dans la vie nomade et coupler ce temps avec quelques bénévolats même si nous savions que les expériences proposées allaient être différentes des précédentes. L’objectif était de trouver un endroit où vivre où nous pourrions faire des rencontres, moins dépenser et être utiles. Après un premier séjour remplit de bon souvenirs dans une jolie guesthouse tenue par un français, nous avons décidé d’enchaîner avec un second Workaway, cette fois-ci dans un hôtel « backpacker » tenu par un local surnommé Tiger.

Nous étions ses tous premiers volontaires (donc pas de possibilité de consulter ses reviews), l’hôtel venait de changer de propriétaire et celui-ci comptait sur la plateforme Workaway pour demander à des voyageurs de l’aider dans la gestion de son business en échange d’un lit dans ses dortoirs et de 3 repas / jour. Jusqu’ici rien d’anormal. Sauf que Tiger n’était pas vraiment dans la philosophie de l’échange et voulait simplement se construire un « staff gratuit » pour gérer son établissement de A à Z. Lorsque nous sommes arrivés tout était à (re)faire : le bureau d’accueil, la décoration, la gestion des réservations, l’aménagement, le nom, le logo, les réseaux… Bref un chantier qu’il voulait qu’on réalise avec l’aide d’autres Workawayers. Le travail était conséquent (parfois 7h / jours), la personnalité du propriétaire et son attirance pour le profit étaient pesantes. Au fur et à mesure du Workaway, les repas se sont fait de plus en plus rares. Tiger n’était pas quelqu’un de méchant, il aurait même été très agréable si nous avions travaillé nuit et jour sans dire. Il était seulement novice et n’avait pas saisi ce qu’était le Workaway.

Tout ça pour dire que nous avons plus appris sur la Thaïlande en travaillant pour un expatrié français qu’un thaïlandais. En revanche nous avons rencontré des personnes adorables que ce soit dans l’équipe de bénévole ou parmi les clients de l’hôtel. Bien évidemment cette expérience n’est pas à généraliser, on trouve juste intéressant de te montrer les différentes facettes que peut avoir un Workaway.

Liens utiles

Workaway.info | L’unique site de la plateforme Workaway.

Le blog Workaway | Pour consulter des articles en tout genre et découvrir d’autres témoignages.

Histoire d’un volontariat dans la taïga | Si tu souhaites t’évader en découvrant à quoi peut ressembler une expérience Workaway.

WWOOF France | Un site tout en français basé sur le même concept que Workaway : le wwoofing, soit travailler en échange du gîte et des couverts mais cette fois-ci uniquement dans des fermes biologiques. Cette plateforme française répertorie seulement les woofing en France mais tu peux visiter WWOOFinternational pour accéder aux annonces aux quatre coins du monde.

HelpX | Basé également sur le principe Workaway mais davantage axé fermes / hostels / homestay / familles. Principalement développé en Nouvelle-Zélande et en Australie, mais aussi possible au Canada, en Europe, aux Etats-Unis et dans d’autres régions du monde.

Les articles de Jeremy | Sur ses volontariats en Australie et en Nouvelle-Zélande. Accompagnés de petits guides bien faits pour tout savoir sur le HelpX ou le Wwoofing, il est sans conteste complémentaire à cet article centré Workaway !

Deux semaines de volontariat en Argentine | Pour découvrir le témoignage d’autres voyageurs (ici Cécilia et Tim) dans une Réserve Naturelle, ainsi que leur page générale consacrée au volontariat.

Les expériences d’Aline et Guillaume | Qui ont aussi fait du volontariat le fil rouge de leur voyage.


On espère que ce guide pratique t’a été utile.

Il est consacré essentiellement au Workaway, mais garde à l’esprit que d’autres plateformes existent et qu’elles seront peut-être plus ou moins pertinentes en fonction de ta destination. Pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin dans le volontariat, il est bien-sûr possible de s’engager directement dans des missions en tant que bénévole, par le biais d’ONG par exemple.

Si tu as des questions, des retours d’expériences, des notes à apporter à cet article : on sera heureux de te lire en commentaire. En plus, nous répondons toujours.

2 COMMENTS

  1. L’article est vraiment chouette !

    Je connais davantage le HelpX et le Wwoofing (merci pour les mentions qui font plaisir !) mais c’était intéressant d’en apprendre plus sur la plateforme « workaway », qu’on a tout de même pu tester 2 semaines au Sri Lanka.

    On a vécu dans un refuge pour « street dogs » (gros problème là-bas) afin d’aider une Allemande expatriée qui a décidé de dédier sa vie à recueillir ses chiens livrés à eux-mêmes pour leur trouver une famille en Europe.

    Vous faites cependant bien de soulever l’aspect lié « aux abus » de certains hôtes. En Australie et en NZ, beaucoup voient les backpackers et les voyageurs comme de la main d’œuvre gratuite.
    Certains endroits deviennent des « usines à volontaires », sans aucune (ou très peu) interactions avec les hôtes.. (l’échange restant le principe fondamental à mes yeux..)

    Bref, je file lire votre second article.

    Bisous les BG’s !

    • Merci pour ton retour ! 🙂
      Ça ne m’étonne pas pour le Sri Lanka il y a tellement de chiens de errants là-bas… Heureusement qu’il y a toujours ces gens pour prendre de chouettes initiative comme cette Allemande (et des voyageurs qui ont envie d’aider 😉 ).

      Oui je pense que dans les zones ça devient vite fréquent ce genre de situation et plus il y a d’enjeux économiques… Plus l’esprit de ce genre d’échange s’affaiblit (sans faire que ce soit une généralité évidemment).
      Notre récit parle d’une super expérience donc il fallait aussi contraster.

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