SRI LANKA | Top 5 des raisons de louer son propre tuk-tuk pour découvrir le Sri Lanka

Louer un tuk-tuk au Sri Lanka : prêt.e pour une expérience unique en son genre ?

D’habitude tu prenais place à l’arrière et, cheveux au vent, main agrippées là où tu pouvais, tu laissais les chauffeurs de ces exotiques petits véhicules t’entraîner avec une vitesse étonnante. Mais sais-tu que le Sri Lanka est un des deux seuls pays au monde où tu peux conduire toi-même ton tuk-tuk ? Une courte leçon de conduite d’une heure et ça y est : tu deviens officiellement conducteur de cette petite merveille à trois roues pour partir vivre ta propre aventure ! Cette dernière phrase devrait te suffire à elle seule, mais parce qu’on tient quand même à être clairs, on te donne 5 raisons de pourquoi louer un tuk-tuk au Sri Lanka est l’idée du siècle (du SIÈCLE on te dit).


#1 – Parce qu’être indépendant en voyage, c’est le pied.

« J’aurais aimé rester, mais j’ai un bus qui part demain à 4h72… »

Il y a les bus, les trains, les Pickme* dans certaines villes ou même les chauffeurs privés… Mais en voyage, pas de secret : être indépendant grâce à son propre moyen de transport décuple les possibilités de découverte. Surtout dans un pays comme le Sri Lanka qui a une étendue relativement faible (environ 10 fois plus petit que la France) : ajoute à cette particularité son étonnante diversité de paysages (plages paradisiaques, jungles, montagnes, plantations de thé, rizières…) et tu obtiendras un petit paradis des roadtrips ! En plus de ça, avoir ton véhicule te permet de faire un vrai voyage sur-mesure.

*L’équivalent d’un Uber, mais au Sri Lanka (cette application t’évitera les négociations avec les chauffeurs de tuk-tuks).

En gros : tu peux aller (presque) où tu veux, quand tu veux, et [bonus] tu t’épargnes les timings imposés, les heures de recherches et les négociations pas toujours maîtrisées (même si malgré tout ça fait partie du folklore qu’on aime en voyage, on est d’accords).

#2 – Parce que le tuk-tuk est un véritable passe-partout (ou presque).

« – Et elle faisable cette route ? – Ce sera difficile. – Ah. – Mais pas impossible. »

Avec ses 3m de long, 1.5m de large, 1.80m de haut et ses 3 roues aux dimensions d’un karting (quoi, on exagère?) ton tuk-tuk ne te fera pas filer à la vitesse d’une berline. En revanche, il te permettra de te faufiler dans des endroits bien plus étroits et accidentés qu’elle ! Et on ne vas pas se mentir : hors des grands axes, les jolies voies bitumées sont peu nombreuses au Sri Lanka. On parle des fins rubans mi-sable / mi-asphalte qui bordent les plages, des pistes (très) rocailleuses des montagnes, des chemins étroits entre les plantations de thé… Et des embouteillages en ville ! Tu as entre les mains un véhicule pouvant circuler sur quasiment tout le territoire. On s’étonne encore de toutes ces pistes « difficiles, mais pas impossibles » (selon les locaux) où notre fidèle trois roues nous a emmenés !

Le savais-tu? Un tuk-tuk est limité à 50km/h. Conséquence ? Prévois beaucoup plus que ce que les GPS t’indiqueront pour tes longs trajets ! Sur les pistes particulièrement des montagnes, compte même du 10 ou 20km/h selon les pentes (parfois très très raides). À ce propos, petit conseil pour les fois où tu joueras les explorateurs endurcis entre2sommets : essaie de t’alléger le plus possible : par exemple, en laissant tes affaires dans une guest house. Ton tuk-tuk te dira merci.

#3 – Parce que tu vas ADORER les « tuk-tuk safaris » !

« 1 éléphant, 2 éléphants, 3 éléphants, 12 éléphants… »

Le Sri Lanka abrite une faune incroyable. Les myriades de paons sauvages évoluent doucement dans les champs au coucher du soleil ; les varans peuplent le pays par milliers et font parfois la taille de crocodiles ; on peut observer des oiseaux en tout genre aux couleurs incroyables ; les sages toucans nous observent au réveil ; les singes nous font des blagues pendant le café du matin… Et que dire des papillons multicolores à la taille hallucinante, des petites ou immenses tortues sorties de nulle part… Et de la douzaine d’éléphants avec qui nous nous sommes trouvés face à face sur la route !

Alors pour observer des animaux sauvages, pas besoin de prendre une des 500 jeeps qui s’immiscent au cœur d’espaces sensés préserver leur tranquillité. La totalité du pays est l’habitat naturel des éléphants. Tu feras certainement de belles (et surprenantes!) rencontres juste en restant à bord de ton bolide. Et on te le garantit : se faire surprendre par un éléphant sauvage alors que tu es dans l’équivalent d’une boite de conserve est beaucoup plus intense que de les observer derrière des barrières ou à l’abris de grosses jeeps dans les parcs. Les rencontres faites par hasard ne sont-elles pas plus belles que les programmées ?

éléphant devant notre tuk tuk
signalisation éléphant

Attention, c’est la minute redescente sur terre :

Nous sommes les premiers à parler de « belles rencontres » mais ne t’y méprends pas : ces pachydermes d’aspect si tranquille restent des animaux sauvages imprévisibles. Lorsque des camions, bus, voitures ou tuk-tuks se trouvent sur les axes routiers qui scindent ce qui était auparavant leur territoire, il n’est pas rare que certains réagissent violemment. Les photos géantes de bus ou de tuk-tuks renversés par des éléphants sont nombreuses à border les routes.

Pour la faire courte : ne risque pas ta vie ou ne perturbe pas les animaux juste pour une photo. Toutes nos photos sont prises loin de l’animal quand celui-ci n’était pas derrière une clôture (certaines routes en sont bordées en raison des nombreux accidents). Aussi, on te conseille de ne pas encourager le commerce des vendeurs de fruits & légumes à ces endroits. Leur but est d’attirer les éléphants au bord des routes afin que tu les photographies. Pour le reste, ouvre grand les yeux et apprécie le spectacle. Les « tuk-tuks safaris » sont des expériences uniques !

#4 – Parce que c’est une formidable immersion dans la culture Sri Lankaise et un booster de rencontres

« – Désolé, je vous ai pris pour un chauffeur ! – Mais je suis chauffeur ! »

Avoir un tuk-tuk au Sri Lanka est ancré dans les traditions. En ville, c’est un déferlement constant : on te met au défi de passer 20 secondes sans en voir une nuée. Quasiment chaque famille possède le sien. Crois-nous, ce moyen de locomotion pourrait presque obtenir le titre d’emblème national tant il est présent ! Conclusion ? Il n’y a pas mieux pour te fondre dans la masse et vivre une expérience 100% locale.

On se souvient des nombreuses situations assez cocasses où – même perdus dans les campagnes – les habitants nous faisaient signe au loin lorsqu’il apercevaient notre petit engin rouge. Signes immédiatement remplacés par des yeux ronds et visages gênés lorsquils distinguaient nos deux petites têtes d’étrangers ! Au moment où nous avions exploré ce pays (début 2019) les sri lankais n’avaient pas encore l’habitude que les étrangers conduisent des tuk-tuks ; même si déjà plein d’agences le proposaient. On te laisse imaginer les regards interloqués que nous provoquions le long des routes ! Ils laissaient place à de chouettes moments de complicité ou bonnes parties de rire lorsque au lieu de les éviter nous les saluions ou engagions la conversation ! Après 26 jours de location, des tas de saluts enthousiastes, une bonne dizaine de locaux transportés et autant de grands sourires en guise de pourboire, ces souvenirs restent gravés.

Locaux Sri Lanka
ENFANT SRI LANKA DANS UN TUK TUK

#5 – Parce-que c’est l’expérience d’une vie, tout simplement.

« Je n’ai jamais… »

Conduire un tuk-tuk au Sri Lanka est une expérience à part. Un peu comme monter à cheval en Mongolie, avoir son van en Nouvelle-Zélande. Faire un trek au Népal, voir un tournoi de sumos au Japon, manger du fromage dans les Pyrénées… Tu as saisi l’idée : cela fait partie de ces expériences d’une vie. Celles qui sont particulières à chaque pays mais qui ont aussi en commun un ressenti : «  Je l’ai fait ! » (et même « Putain, je l’ai fait! »).

Et on ne va pas se mentir : faire une soirée et distribuer des cul-secs à tout le monde avec un « Je n’ai jamais… été chauffeur de tuk-tuk », c’est quand même la classe !


Voilà.
Tu as 5 bonnes raisons de louer un tuk-tuk au Sri Lanka.

Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter une bonne route sur cette île surprenante.

Avoir son tuk-tuk au Sri Lanka le temps d’un voyage est une expérience unique et certainement un des meilleurs moyens de s’imprégner de la culture de ce pays. Mais attention, elle reste aussi une expérience à sensations fortes avec ses bons et mauvais côtés : tester ce moyen de locomotion est un plaisir, mais au vu des conditions de circulation c’est aussi un défi de tous les jours et un pari parfois risqué ! Comme beaucoup de pays d’Asie – a fortiori influencé par la culture indienne – la circulation est un immense chaos organisé et sur les grands axes les poids-lourds et bus ont largement la priorité (cache-toi si jamais un arrive à contre-sens car crois-nous, ce n’est pas lui qui va se ranger).

C’est au Sri Lanka et au Népal que nous avons eu nos plus grosses sensations en matière de circulation et beaucoup de gens te déconseilleront de conduire dans ces pays. Mais pas de panique, garde juste en tête ceci : la seule règle qui existe est qu’il n’y en a aucune, à part faire attention et s’adapter à ce qui est devant toi.


Sur ce, bon voyage.

On espère que tu as apprécié ce top. Si tu as des interrogations ou comptes louer un de ces bolides n’hésite pas à nous poser tes questions en commentaire, nous répondons toujours.

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